Lou Rotzinger

Avant « Lou Rotzinger », il y a Quentin Laffont.

Un jeune gars (28 ans) qu’a piqué un vieux nom qu’est dans sa famille : « Rotzinger » qui veut dire « chanteur rouge ». Une trajectoire musicale personnelle, autodidacte et onirique. Qui prend source dans les couloirs austères d’un pensionnat. Tout y est si strict, si contrôlé… Rien qui ne vienne de l’extérieur n’est autorisé à franchir les portes. Le seul qui fera exception : un professeur de guitare. Pendant deux ans, Quentin apprend la musique grâce aux copains, qui en sortant du cours, lui montrent les nouveaux accords.

Vers 20 ans, il se passionne pour la musique de Django Reinhardt. Apprend à écouter, à improviser. Progressivement, tombe amoureux du Jazz… Son lyrisme, sa véhémence… Sa liberté surtout ! Chet Baker, Wes Montgomery et Thelonious Monk deviennent ses héros d’adolescent.

Pendant plusieurs années, il découvre la scène en accompagnant l’artiste Nach, son amie de toujours.

Après la guitare, viendra le piano. Celui de son grand-père, comme tombé du ciel… Il a 22 ans, commence à composer, réalise ses premières musiques de films, écrit ses premières chansons.

Enfin, Quentin Laffont devient Lou Rotzinger.

Personnage qu’il met en scène pendant ses concerts « Les Nuits du Lou. »Des airs d’être asexué. D’un qui se promène dans notre monde. Perché sur son nuage. Spectateur distant du vacarme de notre époque. Un homme singulier, échappant aux cases et aux catégories. À l’image de sa musique, où les murmures de Nina Simone, Alain Bashung, Rodrigo Amarante, Philippe Katerine et James Blake, se répondent en échos.

La musique de Lou Rotzinger est une plongée au pays des âmes ultra-sensibles.

Pour son premier album « Les Nuits du Lou. », il s’est entouré de musiciens qui lui ressemblent, l’inspirent et l’entourent depuis longtemps : Joseph Chedid, Guillaume Latil, Maxime Berton, Martin Wangermée et Jérôme Arrighi. Le résultat est une création « faite main », intimiste et planante. Un voyage au pas, sur les « barques flottantes de nos pensées naïves ». Bercé par une poésie comme entre deux orages, insolente, trempée, et sensuelle.

En attendant le prochain disque, le prochain voyage, Lou reprend les concerts à Paris à partir de Mai 2015.